Hein?

Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? Pourquoi y a-t-il un blog plutôt que pas de blog? Ces questions préliminaires s'annoncent d'entrée comme parfaitement insolubles. D'une part, parce que nous n'en savons rien, d'autre part, parce que personne n'en a jamais rien su. Et puisque le net est sans raison, tout entier versé dans l'inutilité, la spéculation, réseaux fourbes, luxe et  tempêtes numériques, pourquoi ne pas encombrer un peu plus les serveurs, gigaloler, faire preuve d'un esprit fondamentalement mal tordu, et contribuer au taux de natalité des bots? Certes, on ne sert à rien. C'est une raison suffisante pour exister, d'autant plus que servir à rien, voilà bien une chose que l'on fait convenablement.
C'est donc de rien, pour n'arriver à rien, mais en passant tout de même par quelque part, que quatre jeunes fifrelins de type métaphoriquement délinco-rebelle ont décidé de faire quelque chose avec rien, et vice-versa. Ca commence maintenant, et c'est peut-être un signe (ou un canard).


Ceci est Ducky. Même s'il n'a pas l'air, comme ça, Ducky est ton ami. Ducky fait très mal aux yeux, mais que veux-tu, il est comme ça, Ducky, il n'aime pas passer inaperçu. Ducky vit sur un bracelet à pointes, mais parfois non. Ducky t'aidera surtout à bien te repérer. Lorsque tu vois Ducky, tu peux être certain que tu te trouves bien sur maltordu.over-blog.com, et ça, c'est un avantage inestimable. Grâce à Ducky, qui est plutôt à l'ouest, tu n'auras jamais à chercher le nord, et tu te trouveras toujours sur un sentier numérique idoine menant à la joie et à la félicité rétinienne.

Ceci est Sykaria

Ceci est Claston

Ceci est Mitte'o'man

Ceci est Exmakhina

Racollage actif

"Nous sommes dans la vie comme une coccinelle sur une branche. On encule les pucerons." Eki'.

Le Web est une jungle. Non contents de  rédiger des imbécilités, nous voulons que le monde les lise, parce que le monde a besoin d'être sauvé et converti. Alors on racolle sec, à l'aide de mots-clés savamment choisis et sélectionnés à l'intention de tous les âges, cultures et catégories sociales, mais en se centrant tout particulièrement sur un thème attractif. Certaines occurences font référence à des pans de notre gloire passée en d'autres lieux et en d'autres temps, par hommage; les âges étaient alors obscurs et l'acné fertile, mais il faut se rappeler d'où l'on vient. Cette liste est susceptible d'être complétée, modifiée, déformée, pervertie.

Parasol lubrique, chienne de vie, pénétration dans les lignes ennemies, léchage d'oreille, touché-coulé, tatônnements et hésitations, tunning sur aspirateur, lol, tektonik killers, tricot , trimaran, tripartite, triolisme, actualité geekique, majorité sexuelle, barbares en slip, gros diamètre de mèche de perçeuse, skyblog je te décerne le maillot jaune, comment installer nyctalope, amalgame dentaire, mauvaise impression en rapide, cramer mamie jet de jus, pelouse à poser, massacre de pingouins, pute borgne, femelle désafectée, griffure désinfectée, attention jet de pierres, grosse pointe de mine HB, tata yoyo qu'est-ce qu'il y a sous ton grand chapeau, i'm crucified, panda roux, pont d'aquitaine, jeu de boules, bitte d'amarage, étymologie et psycho-linguistique, sequoia géant   

A tes souhaits, Peach.

Suis-nous, petit scarabée.

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Samedi 19 avril 2008
Être mal tordu, ce n'est pas seulement être mal tordu, c'est également fréquenter d'autres gens mal tordus pour cultiver sa maltardesse. Actuellement en pleine période d'examens, le petit Mite'o'man et moi-même, littéreux émérites, avons  tendance à nous transformer en littéreux éméchés pour oublier le latin, la littérature médiévale, les tropes et une vie sentimentale aussi exaltante qu'un bocal de cornichons aphasiques. Mais avant que de nous embarquer plus avant dans cet article, n'oublions pas: on n'a pas besoin de l'alcool pour s'amuser, l'alcool n'est pas un facteur d'émulation sociale, l'alcool n'est même pas bon au goût, l'alcool nuit gravement à la santé, l'alcool provoque des accidents de la route, l'alcool tue, l'alcool épile des chatons, l'alcool fusille des lamas, une pinte de Guiness s'il vous plait.
En outre, tout commença avec une pinte de Guiness, un pub anglais et un autre ami fondamentalement maltordu. Nous ne citerons pas son nom dans un souci d'anonymat évident, car il s'appelle Le Bourrin, il est gentil et sa soeur a un piercing à la langue. Le Bourrin aime les irlandais, la littérature et la bière aux huîtres, et a donc reçu son homologation maltordisante.
Une pinte se sent bien vite seule dans l'estomac. C'est tout vide et tout noir là-dedans, et même à la lueur du portable on y voit que dalle. C'est donc dans un glorieux élan grégaire que vinrent d'autres pintes afin de réchauffer les premières. Du fait qu'il s'agissait d'un élan grégaire très ambitieux, ni une ni deux, le pichet de Guiness le plus impressionnant de l'histoire du pichet du Guiness s'invita spontanément sur notre table, car lui aussi entretenait le don de soi pur et désintéressé. Ce pichet avait probablement déjà oeuvré aux Restos du Coeur et il était terriblement efficace, caritativement parlant. C'est ainsi qu'en évoquant cet épineux sujet qu'est celui des piercings à la langue, potentiellement révélateurs quant aux pratiques sexuelles du piercé, le Bourrin insistait de plus en plus sur le fait que bon, toutes des salopes, SAUF SA SOEUR. Elle n'est pas piercée mais possède seulement un petit supplément esthétique lingual. SAUF SA SOEUR je te dis, fais gaffe il a les yeux fous.
Quelques aller-retours aux toilettes plus tard (cette phrase n'admet pas de sens caché), il s'avéra que j'étais la seule à anticiper sur la chose urinaire, et ceci est important pour la suite. Mais passons, pour le moment.
Quelquefois, quand on se marre bien, on se sent pousser le désir âpre et pointu de tripoter son sous-verre de bière, comme ça, pour voir. A force de tripoter le sien, il vint d'autres désirs au Bourrin. Il s'employa donc à découper méthodiquement son sous-verre en petits morceaux, et comme la Guiness était fraîche et le monde inondé de joie, nous fîmes un puzzle. Ce dernier ne s'avéra pas si facile que cela à reconstituer car il était à double-face, et puis bon, la Guiness était vraiment très fraîche ; aussi, quand notre sous-verre ne fut plus plusieurs, mais Un, un impératif philosophique d'une légitimité évidente nous commanda de l'immortaliser dans son Unité. Naturellement, je partis demander du scotch au barman, qui chercha, comme il était à prévoir, à m'amener un
Scotch d'une toute autre nature dans un premier temps. C'est ainsi que nous scotchâmes, nous scotchâmes encore, nous scotchâmes avec foi, c'est ainsi qu'il fut révélé au monde que c'était TERRIBLEMENT FRESH, c'est ainsi que nous trinquâmes tous les trois ensemble en essayant de nous regarder tous dans les yeux ("sinan c'est sept ans d'abstinence et c'est juste pas possible") en même temps. Tout ne fut plus alors que divergence allègre de l'oeil, révélation d'un capital d'autisme caché, bouleversement de toutes les lois de la physique ayant jamais été énoncées par des gens sobres. Les autres clients étaient quand même bien soulagés de nous voir sortir.
Bref, on était bien en train, c'était chaud Bordeaux disco, mais on s'échauffait seulement. Tout cela ne fut réellement maltordisant que lorsque nous nous égarâmes dans un célèbre bar pirate de la ville. Le problème des rhumeries, c'est qu'il y a beaucoup trop de parfums de rhum différents, et que c'est aussi frustrant qu'un pot de Nutella dont on aurait scellé le couvercle (que Ducky nous en garde ) avec plein de vieux chewing-gums au menthol. Ne tergiversons pas, il fallait tous les essayer, surtout le citron. Au bout de beaucoup de verres et demi, Mite'o'man dut bien l'avouer : "Je suis bourré". Je renchéris, mais le Bourrin était décidément un gros bourrin, restait fier et tapait la bise à toutes ses ex avec l'air de rien.
Aha, nous y venons : Mite'o'man comprit enfin qu'il aurait du anticiper urinairement parlant comme une rousse organisée, et se précipita soudain dans les toilettes pirates avant de revenir presque immédiatement, l'air penaud: "Je suis bloqué". J'ai beaucoup ri, et puis ensuite, non, vraiment, je ne sais plus du tout. Il y eut encore un ou deux rhums pour la route, route qui avait tendance à  pencher,  tourner,  faire des loopings, revenir en arrière, je mets le doigt devant, je fais un tout petit rond, je fais le boogie-woogie et je vais en avant. Mite'o'man avait un rire qui tenait de la vieille chambre à air. Sur tout le trajet. Les trottoirs étaient agressifs. Mite'o'man ne parvint pas à se mettre en pyjama. Soudain, nous fûmes sur nos matelas respectifs et nous tentâmes de communiquer une dernière fois:

"J'ai la gueule qui tombe parce que j'aime pas dormir sur le dos. Si j'aime bien. Non j'aime pas. Si j'aime bien. Non j'aime pas.
- Moi j'ai la tête comme un immense Chocopops. Et ça me donne faim.
- Bonne n...
- ..."

Voilà.
Sans le sous-verre TERRIBLEMENT FRESH sur la table de chevet, le lendemain, je crois que j'aurais oublié.

Eki'

PS: (Alors oui, nous aimons les animaux, notamment les lamas quand ils ne sont pas fusillés. Ce pourquoi les pets respectifs de mes trois compères et moi-même seront désormais exposés à la caresse du public dans la Ménagerie, au bas de la colonne de gauche. On conviendra aisément que c'est mon Grabuge qui est le plus mignon.)
(Ah, aussi, même si je n'en suis pas fière, j'ai été publiée sur VDM, et c'est quand même une consécration geekesque qui me fait chaud au coeur.)

Par Un esprit mal tordu.
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Samedi 12 avril 2008

On me surnomme Claston. Claston, car personne n'est une poutre comme Claston et puis, tout compte fait, je suis une Lumière avec une grosse sagesse, nan ? Ce n'est pas de mon fait, c'est un dvd qui me l'a dit et je l'ai écouté même si j'en ai très peur. Surtout de ceux qui ont un trou au centre, ceux qui semblent si étranges aux yeux d'Exmakhina. Bref, passons. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours arboré une baïne qui a fait ma célébrité. Foisonnante l'été, timide et rase l'hiver. Elle ondule fièrement au sommet de mon crâne et ne se laisse facilement dompter, je ne compte plus le nombre de peignes qui s'y sont cassé les dents; même les cailloux rebondissent dessus (oui, certains ont essayé -_-'). Armé de ce fier étendard, j'ai traversé les débuts de mon existence avec peine et souffrance, sous le joug tyrannique d'une fratrie malveillante ; obligé de réussir avec un tel fardeau, je suis passé par de tristes sentiers. J'ai été Murrakech le Niais, un ado prépubère vivant de batailles d'eau, de lait, de pamplemousse et faisant fuir les enfants du parc à jeux du Macdo du coin. La déchéance fut prompte à s'abattre sur ma route ; cette ombre fatale s'est glissée dans mon coeur innocent et m'a poussé à explorer la sombre part de mon être. C'est ainsi que je devint Pupute dite la Mouillée après un "C'est toi la pute" malheureux au bord de la Tamise. Je me suis mis à faire le trottoir. J'ai bâti un empire, empilant les briques et étalant le ciment de ma fameuse truelle. Mes compagnes de voyage Sykaria et Exmakhina, gentes dames à la chevelure de feu, m'ont apporté l'allégresse. La débauche ne faisait que commencer mais j'assumai enfin ma maltordesse et parcourus le monde, fier comme une canneberge.
De mal en pis, je découvrais les petits plaisir de la vie. Ainsi, le Kalimotxo allait me dévoiler un grand secret. Ce n'était pas un monstre sacré, ni un signe et encore moins un canard...C'était un coktail, bien entendu, fifrelins que vous êtes. Donc, c'est au hasard d'une soirée fort sympathique que j'en ai abusé et que ma conscience s'ouvrit aux contrées bodichoesques. Tout cela à cause d'une part de gâteau au chocolat mal comprise. Ainsi incarnai-je Bodichoa, la plus blogueuse de mes identités, le premier fan de Peach, celui qui grimace comme personne et qui pose devant le plus insignifiant des objectifs. J'ai affronté les hordes mathématiques qui n'avaient de cesse de me faire mordre la poussière, logarithmes et complexes eurent presque raison de mon pauvre intellect atrophié. Heureusement, mon horizon s'est illuminé et la biologie redora le blason de mon tortueux parcours scolaire qui aujourd'hui encore demeure incertain (mais chut, n'attirons pas le mauvais oeil sur ma destinée).
Enrichi de tout cela, je devins rapidement seigneur en mon château (ok, ok co-seigneur. Me pardonnerez-vous chère cousine ?) lorsque je quittai le domicile familial. J'appris les choses nocturnes de la métropole et les virées shopping en compagnie de mes précieuses amies. Une collection de pailles psychédéliques ainsi qu'une bibliothèque incongrue (où trône l'incontestablement indispensable Dictionnaire des Fantasmes et Perversions, pièce maîtresse sur mes étagères poussiéreuses), une culotte mauve de taille 46/48 et quelques souvenirs font ma fortune.
Ne vous effrayez pas cette aura fantasque qui m'habite, il suffit de me faire mousser. Je puis me montrer un peu acide et piquant parfois mais je suis très doux, comme Lotus. Et ne dit-on pas que tout le monde a besoin d'une pause Lotus ?

made in Claston.
Par Un esprit mal tordu.
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Samedi 12 avril 2008
EXMAKHINA, C'EST QUOI?

Exmakhina c'est ça. Alors ouais, bon, soit, c'est une grosse fraise qui bave.
Mais Exmakhina, c'est aussi un amas roux doué de parole et de mouvement, qui, par une rude soirée de l'hiver 1988, fut lâché dans le monde (nous passerons sur le fait qu'elle ne fut pas matériellement "lâchée" tout de suite, ce qui aurait eu pour effet une chute de plusieurs dizaines de centimètres ; après ça, elle aurait beaucoup moins bien fonctionné) au moment précis où le Grand Filtre du Destin relâchait la vigilance de tous ses bureaux de douane. Aussi, Exmakhina aurait du se contenter de flotter pour toujours dans le Grand Fraisier Cosmique, sans forme, sans conscience, et surtout, sans débit de parole. Mais non. Parce que Errare universum est, et qu'on ne défie pas les locutions latines.
Alors, après avoir ignominieusment profité de cette brèche imprévue dans l'ordre de l'univers, elle commença immédiatement à sévir ; pour ne pas être repérée tout de suite par Dieu, Zeus, le Grand Zut, Shiva ou Chuck Norris, elle fut affublée d'un nom et d'un prénom parfaitement ordinaires, tellement ordinaires que ç'en était presque louche. Aussi, alors que le nombre de ses homonymes avoisinait la population du Kazakhstan en période de babyboom, elle élabora son premier plan machiavélique: détourner l'attention en attirant l'attention. C'est ainsi que le premier jour, Exmahina devint rousse. De cette manière, on voyait Exmakhina, on la voyait même très bien au soleil, mais on ne la voyait pas. Nous passerons sur son odieuse enfance et sa très pathétique
préadolescence, où elle pâtit quelque peu de la caractéristique fondamentale de son camouflage, de quelques déficiences oculaires, d'un enthousiasme hormonal exacerbé au niveau de l'épiderme et d'une approche astucieuse de la chose scolaire. Exmakhina savait déjà qu'elle devait conquérir le monde, mais Exmakhina ne savait pas encore comment.
C'est à ce moment précis qu'Exmakhina rencontra Claston. Exmakhina sut alors qu'elle conquerrait le monde, oui, mais en rigolant. Puis elle rencontra Sykaria. Elle pensa alors conquérir le monde en rigolant et en sachant enfin souder correctement son circuit imprimé. Par miracle, Sykaria était rousse, et tout cela était probablement un signe ou un canard. Exmakhina commençait à s'éveiller à la vie, mais c'était encore globalement le bordel. Tout cela aurait pu très mal finir si elle n'avait pas tant été fascinée par la chose littéraire ; Exmakhina adorait les mots, les gober, les vomir, les faire tourner et rebondir, mais au fond, elle ne savait pas trop quoi en faire. Alors, elle rencontra Mite Omane. Elle comprit soudain qu'avec les mots, on pouvait faire des choses terrifiantes (dont des jeux de mots), et obtenir ainsi une ressource inépuisable d'armes de destruction massive ; il fallait donc conquérir le monde avec Mite Omane. Par miracle, Mite avait également grugé le Grand Filtre du destin : par conséquent ils étaient jumeaux de brèche cosmique, et c'était beau. Néanmoins, Exmakhina trouvait qu'elle n'était pas encore suffisamment éveillée à la vie. Elle se dit alors: je vais me taper plein de mecs.
Au début ça ne marcha pas très bien, puis, avec de l'entraînement, beaucoup mieux. Elle aimait aussi regarder les gens dans les transports en commun et dire des trucs étranges. Mais Exmakhina avait encore très envie de continuer à écrire et de réfléchir à l'inutile, alors elle voulut devenir épistémologue et pondre des tas de bouquins. Il fallait travailler beaucoup parce qu'Exmakhina avait entamé des études littéraires (et même en travaillant beaucoup tout cela se finirait probablement en Technicienne Espaces Verts à Chantilly-les-Papillons). Dans  le même temps, elle avait bien envie de continuer à rigoler et à se taper plein de mecs en écoutant de la musique bizarre et en fumant des graines de peuplier. Exmakhina est donc actuellement un peu comme Proust, elle voit bien que souvent, il faut choisir entre la raison et la vie, et que zut. Exmakhina est un peu dans la merde, mais elle est entourée de trois maltordus (et des tas d'autres mini-tordus), alors oui: elle va quand même conquérir le monde et pondre des tas de bouquins.

Eki'
Par Un esprit mal tordu.
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Mercredi 9 avril 2008
Bien, il semblerait que nous soyions revenus à un relatif - et du moins provisoire - état  de stabilité esthétique par ici. Ce n'est pas que c'est beau, c'est surtout que ça ne saute plus au visage comme le village à la tête de l'idiot. Pour les plus éclairés d'entre vous, à savoir les petits malins disposant d'un écran 1280x800 de type efficace, les Ducky psychédéliques (tout droit sortis de l'esprit d'un Andy Warhol sous LSD après un cours de morphologie latine) ont fait place à un arrière-plan citadin plaisant ; on pourra somme toute parler là de monde convenable. Les Duckys sont toujours bien présents, certes, mais ils s'ébattent à présent avec délicatesse, mesure et humilité. Ayons tout de même une pensée émue pour les tristes détenteurs d'une résolution 1024x768, individus éplorés qui ne pourront apercevoir, au mieux, qu'un Ducky et demi dans les coins, là où ça peut. Nous ne saurions que trop vous conseiller de changer de matériel informatique dans le cas où la subtile allégorie de la Déraison s'emparant de la Liberté ne pourrait vous apparaître dans toute sa gloire. Car non, ce blog n'est absolument pas démocratique, ce blog ne s'adapte pas au peuple, c'est le peuple qui s'adapte à ce blog ; on le parcourt avec tendresse et admiration, badine en main, à raison d'une flagellation toutes les dix-sept phrases. C'est pour imiter l'humilité de Ducky, c'est aussi pour le principe et un peu pour se faire plaisir.
Ainsi donc, nous sommes là. Comme une évidence. Et nous allons faire des choses, des tas de choses, des choses drôles, instructives, cochonnes, alternatives et sinistres. Nous sommes quatre, et comme ce chiffre n'est pas la moitié d'un quart de demi-crotte, il va falloir longtemps, oh oui, bien longtemps avant que les personnalités complexes qui se dessinent derrière cette étrange typographie Trebuchet MS 10pt commencent à ressembler à autre chose qu'à rien. Aussi, dans notre immense mansuétude, seront égrenés au fil des articles, photographies et autres crimes divers, des monceaux d'insanités qui pourraient s'apparenter à des présentations. Enfin, des indications (et contre-indications).
Je déclare à présent coupé le long ruban rouge de l'entrée dans la postérité, dépucelée l'URL que l'on sait, consacrés les flux RSS (comme Raton Sous Sédatifs), ATOM (comme Adoption Triviale d'Ouzbek Mortifère) et RDF (comme Rattrapons Des Fossiles), dévoilé au monde l'esprit Mal tordu! Hourra, c'est super chouette. Je suis émue.

OH OUI LA BADINE OH OUI DIX-SEPT PHRASES ENCORE ENCORE ENCORE ENCOOOOOOOOORE !

Hihi.

Exmakhina
(aka Eki')


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Samedi 29 mars 2008
Concédons-le, ce blog est même tout à fait insoutenable. Toi, pauvre blogueur égaré à l'insu de ton plein gré à cause d'une utilisation un peu hasardeuse des mots-clés de Google, toi qui n'avais jamais déclaré de quelconque crise d'épilepsie, tu expérimentes à présent des propriétés tout à fait invraisemblables de ton corps. Tes yeux pleurent. Ce n'est pas si salutaire, car les canards psychédéliques se dédoublent et se déforment à présent à l'infini. Tes yeux saignent. Quelques teintes de magenta forment en ce moment précis un filtre coloré qui t'inspire des pulsions de mort et te donne envie de manger quelque chose, par exemple un trombone ou un bout de A4.
Courage lecteur, ne nous abandonne pas si vite. Un nouveau-né est toujours laid, même si tout le monde fait semblant de s'extasier, gouzigouzi ah qu'il est mimiiiii, owiiiii, quel choupignon cet amûûûûr, il ressemble tant à ses parents. Et bien, pour le coup, ce n'est pas à souhaiter.


TO BE CONTINUED.

Quatre anonymes en partance
XXXX
Par Des esprits mal tordus
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